2011/2012

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Le badminton déploie ses filets


CHAUNY (Aisne) Le badminton a réalisé une opération séduction samedi à Chauny. C'était une étape du circuit « Open bad ». Prochaine session le 18 mars à Saint-Quentin.


«L'IDÉE, c'est de faire découvrir les activités club, de l'aspect ludique que l'on connaît sur les plages à la rigueur d'une discipline sportive, sans pour autant mettre en avant l'aspect de compétition. On voudrait enlever des esprits cette image négative de la compétition qui est collée à la fédération .»


Chargés de développement à la ligue de Picardie de badminton, Magali Vié et Guillaume Prudhomme étaient samedi après-midi dans la salle Jean-Bouin de Chauny auprès de Stéphane Quennesson, président du Chauny Autreville badminton club (Chabac), dans le cadre de l'opération de promotion et d'initiation « Open bad », lancée par le comité axonais, qui regroupe cinq clubs affiliés.


« Sur nos licenciés au niveau national, poursuivait Magali Vié, nous avons 80 % de non-compétiteurs. Le fait d'avoir des compétiteurs dans un club, c'est bien parce que cela donne une dynamique à l'ensemble de l'effectif. Dans un sport d'opposition, cela permet à chacun de se situer et de faire des progrès, sans pour autant avoir à s'engager soi-même dans une logique de compétition .»


Lignes de front


« Le badminton, expliquait samedi Guillaume Prudhomme, est le premier sport scolaire. On a détrôné basket et handball, et l'objectif fédéral est de devenir le premier sport de salle .»


Progressant chaque année en terme de licenciés, le problème pour la discipline est double, augmenter le nombre de clubs affiliés et améliorer les équipements spécifiques dans les salles de sport : « Les tracés du badminton n'existent pas dans toutes les salles multisports. Ici, à Jean-Bouin, nous avons les tracés pour sept terrains, alors que dans une autre salle de même surface, on pourra ne trouver que quatre ou trois terrains de badminton, voire zéro .»


Et même dans une situation plutôt optimale comme à Jean-Bouin, trois des sept terrains tracés pour le badminton sont en fait « mangés » par la présence de panneaux de basket : « Il y a un poids de chaque fédération pour s'implanter. Nous, étant discipline montante, on a parfois du mal à être « ajoutés » dans des salles - tous ces tracés représentent un coût pour la Ville .»


A Jean-Bouin, on voit au sol du jaune pour le handball, rouge pour le basket, bleu pour le volley, blanc pour le tennis et noir pour le badminton. Lignes de front d'une sorte de guerre des sports ! « Normalement les lignes du badminton sont blanches, mais le lobbying du tennis reste fort ! ». Même en ayant dû se rabattre sur le noir, le badminton a trouvé sa place… et maintenant c'est le foot en salle qui arrive ! « Pour l'instant, ils ont juste des créneaux horaires. A quand un traçage à eux ? ». Et avec quelle couleur ?


François FENE


Publié le lundi 20 février 2012 à 10H39 dans l'Union

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